Chapitre 1

Le jour où ce sifflet lui tomba entre les mains, ce fut sa valeur historique qui l’intéressa, il faut dire que ce n’est pas tous les jours qu’on a devant soi un sifflet qui a survécu à la deuxième guerre mondiale. Combien de soldats l’ont-ils utilisés, de combien de morts et de survivants de parts et d’autres des deux camps en avait-il été témoin ? Ou peut être n’a t-il jamais quitté son pays d’origine ? Il a été stocké dans une caserne alors que des soldats avec d’autres sifflets aussi semblable que lui ont parcouru de si longs chemin pour combattre un ennemi aussi loin de chez eux.
La jeune fille décida de le garder précieusement dans son coffret à bijoux, rien qu’à l’idée que ce sifflet ait voyagé et parcouru le continent américain puis européen et enfin échouer au continent africain la faisait rêver.
Sûre qu’il devait véhiculer d’extraordinaires histoires de bravoure, de courage, d’aventures et même avait été témoin d’immenses misères générées par la guerre. Son histoire n’en finit pas de la surprendre.
Son arrivé au continent africain fut elle-même une aventure. Il fut trouvé dans un jean acheté dans une friperie, ce genre de friperie qui viennent en ballot des pays développés vers les pays sous-développés. Personne ne saurait dire combien le ballot fut vendu ou alors fut-ils envoyé en aide gratuite et détourné pour être vendu dans les souks de friperie ?

Le temps passa et le sifflet resta dans sa petite boite précieusement gardé. De temps en temps la jeune fille le sortait pour le toucher et le remettait à sa place, il était là bien gardé dans sa chambre, elle avait l’impression qu’elle gardait tout un pan de l’histoire de l’humanité, à la différence prêt que son histoire à lui racontait le vécu de petits pions dont personne ne tenait compte, elle avait l’impression qu’il lui parlait de chacun des soldats qui l’avait tenu entre ses mains, des mains peut-être gantées gelées de froids ou même blessés, mais malgré la peur, la fatigue il fut gardé précieusement non comme une arme de massacre et de destruction mais plutôt comme un outil de survie. L’histoire des guerres de tous les temps et de tous les peuples se résumait à qui a gagné et qui a perdu et combien de morts y a t-il eu de parts et d’autres. Mais ce sifflet gardait dans sa mémoire une toute autre histoire, celle d’être humains non cumulable en nombre de morts et de survivant, mais d’être humains dont chacun fut unique rien que par son existence et par sa présence. Des êtres qui avaient souffert, avaient été blessées, morts ou, alors qui avaient survécu et qui l’avaient ramené avec eux. Tous ces survivants ont-ils été récompensé par des médailles ? Ou avaient-ils juste été remercié par des lettres et des primes.

Parfois la jeune fille se demandait comment avait-il pu atterrir aussi loin de son pays d’origine. Etait-il considéré moins important que les médailles soigneusement gardées d’où sa présence aujourd’hui entre ses mains ?
Triste fin de service !!!

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